Salsa 95 salsa val d'oise salsavil


Aller au contenu

Menu principal:


le-son-cubain



HISTOIRE DE LA SALSA
FELIX BALOY
LA SALSA , SES INSTRUMENTS

«LA MUSIQUE CUBAINE EST UNE HISTOIRE D’AMOUR ENTRE LES PERCUSSIONS AFRICAINES ET LA GUITARE ESPAGNOLE» Fernando Ortiz

LE SON MUSIQUE POPULAIRE ET TRADITIONNEL

Le son est l’expression populaire la plus authentique de Cuba , aujourd’hui mélangé avec d’autres rythmes . Synthèse et source principale de la musique à Cuba., il englobe en un tout unique les tournures rythmiques , les différentes formes de percussions ,d’intonations et de sonorités. Expression authentique de sa nationalité, il traverse les frontières pour porter son influence dans d’autres pays. Dans sa forme actuelle, le son est un hybride entre le rock, le rap, la cumbia, le jazz, la bomba , la plena, le vallenato…un résumé de tout le devenir musical mondial. Tous les intellectuels nationaux s’accordent à dire que le meilleur de la musique cubaine réside dans son expression populaire.

Le son cet art si sublime pour divertir l’âme, constitue la synthèse et la source principale de toute la musique de l’île.

Né dans la zone orientale, il surgit comme genre vocal et instrumental qui se danse , avec une présence dans sa structure d’éléments endogènes, provenant surtout de l’ethnie bantoue et de la musique espagnole, s’appuyant avec cohérence sur la musique cubaine. Les Bantous étaient des Noirs pacifiques affectés aux travaux domestiques des plantations et des grandes maisons de maîtres, dans lesquelles ils développaient pendant leurs maigres loisirs un type de musique qui se dansait et se chantait et qui en outre ne comportait aucun élément subversif ou contestataire.Le son, comme tel, englobe en un tout unique les tournures rythmiques, les différentes formes de percussions, d’intonations et de sonorités proclamant aux quatre vents leurs sources originales.Sa mélodie fait appel à des instruments comme le très ou la guitare, ainsi que la marimbula, le guiro ou le bongo.

Le son est le produit le plus achevé, complet et uniforme de la culture nationale.
On peut le comparer en importance à la samba brésilienne , à la ranchéra mexicaine ou au blues nord américain. C’est un commencement et une fin. C’est un tout une variété de forme, de confluences de style, une manière d’aimer, de manger ou de vivre.D’un point de vue géographique, le son naît dans la région de l’Orienté et se convertit par tradition historique en forme d’expression musicale authentique des classes populairessubstrat et ciment de la nationalité cubaine. La richesse du style procréa des genres dérivés, de formes collatérales qui ensemble ont donné ce qu’on appelle la complexité du son cubain. Les variantes les plus connues sont le changui, le son montuno, le sucu sucu, le nongo, la regina, le son de los permanentes, la bachata orientale, le son-habanéro, la guarija-son, la guaracha-son, le bolèro-son, le pregon-son, l’afro-son, le mambo, le cha-cha-cha et le guanguanco. Il est important de s’arrêter sur ce dernier genre parce que son interprétation matancéra, surtout celle cultivée par deux musiciens de cette partie occidentale de l’ile Damaso Perez Prado et Arsénio Rodriguez, leur a permis d’inventer un produit unique et très avant-gardiste qui influencera de manière décisive le jazz nord américain.

Quelques spécialistes iront jusqu’à dire que l’histoire de la musique cubaine du 20me siècle n’est autre qu’un donnant-donnant entre le jazz et le son. Si on demande quel fut l’apport cubain, alors ont doit parler de la percussion, qui pour les Noirs nord-américains protestants signifiait le contact, par la voie antillaise, avec leurs ancêtres africains. Ces Noirs avaient perdu, sous l’emprise du travail colonisateur de la Réforme, leur contact avec l’Afrique. Leur extraordinaire rencontre avec leurs semblables nés de la contre réforme espagnole, constitue une découverte d’une incalculable valeur musicale. Pour Billy Taylor un des empereurs du be-bop-Thelonius Monk,Charles Bird Parker et Dizzie Gillespie, ce qui les avait le plus impressionnés, fut
le montuno. Ils l’entendent jouer pour la première fois par le pianiste cubain René Hernandez et en arrive à la conclusion que c’est cela qui manque dans les formations de kansa City et de Harlem. C’est ce qui va révolutionner le jazz. Le son cubain n’avait pas encore traversé les frontières que déjà son influence se répandait aux Etats-Unis bien avant les Beatles et la dite invasion britannique.

Comme conséquence du mélange ethnique de l’archipel cubain, le rythme présente les tendances du son mulâtre ( Miguel Matamoros) du son Noir ( Arsenio Rodriguez) et du son blanc ( El Conjunto Casino). Il y a de grandes similitudes et de grandes différences entres les œuvres telles que le Son de la Loma de Miguel Matamoros) le Bruka Manigua de Rodriguez et la timba Timbéro du Conjunto Casino.Dans les années 50 le maestro Bébo Valdez avec son rythme batanga fait entrer dans les jazz-bands toute une gamme d’instruments de percussions d’origine africaine. C’est un moment important de l’histoire de la musique populaire car pour la première fois ils utilisent l’abondant polyrythme. Mais ce n’est qu’avec le groupe Irakéré, au début des années 70, que toutes ses possibilités vont mûrir pour aboutir à des morceaux d’anthologie comme Misa negra , Misa luba, et Chaka Zulu.A partir de 1959 des étudiants sous l’influence des musiciens européens de l’est comme les pianistes de l’école russe et polonaise, les professeurs d’instruments à vent tchécoslovaques et bulgares, ont créés un puissant mouvement artistique. De là sont nées des valeurs solides comme José Luis cortès, Joaquin Betancourt, Adalberto Alvarez, Juan FormellJuan Munguia, David Calzado, Cézar lopez, Orlando valle, Nicolas Sirgando, Gonzalo Rubalcaba et Giraldo Piloto entre autres.
’actuelle proposition du son résulte d’un hybride entre le rock , le rap, la cumbia, le jazz, la bomba, la pléna, le vallénato… un résumé de tout un évènement musical mondial. Ses composants réunis sur l’appellation de timba, sont le sango de Juan Formell , le son avec rap de manolin «El medico de la Salsa» le son avec jazz de José Luis Cortès, le son avec boléro de Isaac Delgado, le son traditionnel de Adalberto Alvarez, le son avec rock et suffocation de Paulo Fernandez Gallo et le son avec vallenato de Manolin y su trabucco. La présence en Espagne de musiciens cubains comme Lucrecia, Livam, manolin y su trabucco, Giraldo piloto et son groupe Klimax, ainsi que tous les autres ajoutés aux vieux rythmes d’Arsénio Rodriguez et de Miguel Matamoros ont permis à un groupe comme ketama d’y ajouter même du flamenco.Un des sones les plus populaires des années 50 du groupe casino de la havane disait«timbe, timbéro, oyé rumbéro ven à la timba». ( joue joue timbéro écoute le rumbéro vient jouer). Le nouveau siècle sera sûrement accueilli ainsi, plutôt que par l’hymne à la joie de Beethoven.A savoir que plus généralement à Cuba les musiciens et les sportifs de haut niveau, jouissent d’un traitement privilégié, notamment pour tous ceux qui contribuent à élever l’image internationale de l’île.








Retourner au contenu | Retourner au menu